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POINT D'INTÉRÊT: Exposition de la charrette de la rivière Rouge

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Exposition de charrettes à bœufs de la rivière Rouge

En face de la coopérative et du marché de Lorette Clearview, vous pouvez vous garer et voir une charrette de la rivière Rouge.

 

Imaginez-vous assis sur ce banc de bois dur, cahotant sur un sentier boueux à travers les bois, jour après jour, avec votre famille et tous vos biens ? Parcourir le premièr sentier Dawson n'était pas pour les âmes sensibles !

Photos par Myriam Dyck.
 


Le génie de la charrette de la Rivière-rouge

La charrette de la rivière Rouge était fabriquée entièrement de bois et munie de deux grandes roues. Des taquets de bois et des lanières de peau de bison fixaient ensemble ses pièces. Les roues faites de bois étaient recouvertes de lanières de cuir. La friction du bois et du cuir produisait un grincement aigu entendu à des kilomètres à la ronde. La charrette était souvent tirée par un bœuf et ainsi, on l’appelait aussi la charrette à bœuf.

 

« La charrette de la rivière Rouge était une petite charrette de bois à deux roues ayant beaucoup servi des années 1820 jusqu’aux 1880 lorsqu’elle a été remplacée par le chemin de fer. Elle avait plusieurs avantages : on pouvait la construire et la réparer à partir de bois des environs; désassemblée, elle pouvait être convertie en radeau, les roues enlevées, pour traverser les rivières; elle pouvait aussi servir à transporter une bonne quantité de biens lorsque tirée par un bœuf. Dans ses débuts, on utilisait des chevaux achetés des Autochtones pour les tirer mais les chevaux n’avaient pas la force pour transporter les lourdes charges de fourrures; en effet, il fallait cinq chevaux pour remplacer un bœuf. (…) Les charrettes étaient bruyantes mais on ne pouvait pas lubrifier l’essieu car on risquait de mélanger la poussière et la terre dans la graisse, et ainsi les roues risquaient de devenir rigides et immobiles. »

Atlas des peuples autochtones du Canada, 2020

 

Source: Atlas des peuples autochtones du Canada – Royal Canadian Geographical Society (Canadian Geographic). (2020). Les charrettes de la rivière Rouge. Atlas / Métis. Extrait le 23 juin 2020 de https://indigenouspeoplesatlasofcanada.ca/article/red-river-carts/

 

Blom, R.R. (1980, avril). Taché Rural Municipality 1880-1980 (p. 32). Commandé par le Conseil de la municipalité rurale de Taché. Derksen Printers, Steinbach au Manitoba. Extrait des collections numérisées de l’Université du Manitoba le 3 juin 2020, http://hdl.handle.net/10719/3055598 / https://digitalcollections.lib.umanitoba.ca/islandora/object/uofm%3A3055598#page/43/mode/2up

 

Réparation d’une charrette de la rivière Rouge. « Lorsqu’elles étaient nécessaires, les réparations pouvaient être faites sur la route là où on pouvait trouver du bois. Lorsque le goujon reliant les deux sections de la jante cassait, on coupait deux pièces de bois plates pour conformer à la courbe de la roue. Chacune de ces pièces étaient placée de chaque côté de la jante brisée et attachée à l’aide de lanières de cuir, ou shaganappi, enroulées autour de la jante et qui avaient d’abord été trempées dans l’eau. Lorsque ces lanières étaient séchées, elles tenaient les pièces de bois solidement contre la jante et permettait à la charrette de poursuivre son chemin au prochain poste où l’on pouvait entreprendre des réparations plus permanentes. Minnesota Historical Society. Preparing Red River cart for trip to St. Anthony Falls. Extrait de http://collections.mnhs.org/cms/display.php?irn=10185641.

 

Red River cart train. C.W. Jeffreys, artiste. CAScity. Extrait le 4 juin 2020 de https://www.cascity.com/forumhall/index.php?topic=44831.25

 

« La roue concave était une amélioration importante de la charrette. La forme d’assiette était créée en courbant les rayons vers l’extérieur du corps de la charrette. Le montant de courbe variait mais était généralement d’environ trois pouces. Cette courbe donnait à la charrette une meilleure stabilité et l’empêchait de verser sur le terrain accidenté; en plus, c’était plus facile de la déprendre lorsqu’elle était prise dans la boue. La roue concave servait également de radeau pour traverser des cours d’eau; pour ce faire, on enlevait les roues puis on les attachait ensemble, le côté concave vers le ciel. Le corps de la charrette et la cargaison étaient ensuite placés par-dessus pour traverser l’eau. » Source : Baker Brehaut, H. (1871-1872). The Red River Cart and Trails: The Fur Trade. Manitoba Historical Society. MHS Transactions, Série 3, no 28. Extrait le 4 juin 2020 de http://www.mhs.mb.ca/docs/transactions/3/redrivercart.shtml


Route en rondins sur la rivière Souris dans le sud-ouest du Manitoba, quelques heures à l’ouest du chemin Dawson. Cette photo est une bonne représentation de ce qu’était une route en rondins. La même méthode a servi dans la construction du chemin Dawson dans les marécages. Avant l’arrivée du chemin de fer, des convois de charrettes de la rivière Rouge transportaient de la marchandise sur 900 milles (1 450 km) du Fort Garry (Winnipeg) à Edmonton. Source : Godsell, P.H. (1951). West to the Setting Sun (p. 25). Canadian Cattlemen News. Lethbridge, Alberta. Extrait le 24 juin 2020 de https://static.canadiancattlemen.ca/wp-content/uploads/2018/05/West-to-the-Setting-Sun-Part-2.pdf#_ga=2.37729513.853683548.1583979767-1076917515.1583979767

 

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